Je suis allée voir: No et Moi

Hier soir, je suis allée voir No et Moi. Un film réalisé par Zabou Breitman, adapté du roman (du même nom) de Delphine de Vigan.

Au casting, on retrouve principalement Bernard Campan (que l’on ne présente plus), Julie-Marie Parmentier (vu dans Sheitan, les Blessures assassines), une toute jeune actrice, Nina Rodriguez et enfin Zabou Breitman elle-même. Cette dernière endosse la double casquette en jouant et réalisant son troisième long-métrage.

On dit de Lou qu’elle est une enfant précoce. Elle a treize ans, deux classes d’avance et un petit corps qui prend son temps. Elle a une mère emmurée dans les tranquillisants, peu d’amis, et le ressenti aigu d’un monde qui va de travers.
Lou doit faire un exposé sur une jeune femme sans abri. Elle en a vu une à la Gare d’Austerlitz. Une qui fait la manche, demande des clopes, s’endort sur la table du café lorsque Lou lui offre à boire pour l’interviewer.
Elle a 18 ans, s’appelle No, Nora en fait mais tout le monde dit No, et bientôt Lou ne pourra plus se passer d’elle. Mais No est imprévisible, elle a grandi dans les foyers et elle ne ressemble à personne. Un jour, elle disparaît.
Lou la recherche, sûre de ce besoin qu’elles ont l’une de l’autre. Lorsque No réapparaît à bout de forces, Lou sait ce qu’elle doit faire : No viendra vivre chez elle.

Dès la bande annonce, ce film m’a attiré mais je l’avoue, dès le début j’ai eu peur que ce ne soit qu’une succession de clichés sur les SDF. Heureusement mon opinion a changé depuis. En effet, ce film ne tombe pas dans le pathos. Il réussit à ne pas stéréotyper les personnages, surtout celui de No. Les idées reçues sur les SDF sont écartées. Julie-Marie Parmentier, comme un électron libre, on a du mal à la cerner, elle n’est ni trop effrayante, ni trop fragile. Un mélange juste.

Juste comme l’interprétation des autres acteurs. A l’image de Nina Rodriguez alias Lou, qui aide comme elle peu cette jeune SDF et qui se bat à sa manière contre les doutes de l’adolescence et son entrée dans la monde adulte. Et plus elle y rentre, et plus le film s’assombrit. Quant aux parents, ceux-ci sont également à la hauteur.

Cependant, certaines scènes n’auraient pas vraiment méritées d’être dans le film. En effet, il y a parfois quelques longueurs. Des effets visuels, rien de plus, qui ne donnent pas plus de sens à l’histoire de No et Moi.

Tous comme la musique venant ponctuer certaines scènes. Mais qui est coupée net, sans raison concrète donnant parfois un aspect brutal au déroulement du film. Peut-être pour éviter d’être trop romancé et de revenir à une réalité qui nous est proche.

Certes le sujet est parfois traité de manière infantile et naïve, mais cela ne reste pas moins un film qui fait réfléchir…

Note de Julien: ce billet n’a pas été rédigé par moi-même (comme à l’accoutumé). Il s’agit du premier billet de Victoria. Présente à toute mes soirées ciné, j’ai trouvé intéressant de donner la parole à quelqu’un d’autre que moi … Pour le coup, c’est dommage: nous avons le même avis…

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